Le passage de Doshu au dojo Shumeikan

Lorsque le vendredi 3 juin, la veille du Grand stage en Provence avec DOSHU et selon le souhait de ce dernier, la FFAB organisa une visite au Dojo SHUMEIKAN pour Doshu et Madame Ueshiba, chacun se demandait : quelle attitude Doshu allait observer en ce Lieu très spécifique ? Quel sens serait donné à son passage ? Et que laissera-t-il aux élèves de TAMURA Shihan ?

Un Message on ne peut plus clair.

Lors de son allocution, Doshu a avoué ressentir très profondément l’esprit de Tamura Senseï et son implication particulièrement forte en ce Lieu, et, ressentir la continuité depuis son Départ il y a cinq ans, avant de conclure : « je souhaite que vous continuiez à maintenir cette pratique et cet esprit insufflés par Tamura Senseï ».

Son Message est on ne peut plus clair. Bien plus qu’une invitation, il s’agit d’une recommandation forte de la part du 3e Doshu : ne pas se départir du chemin tracé par Tamura Senseï.

Aucune ambiguïté donc. Pour autant, d’aucuns pourraient se demander s’il s’agit de convenances eu égard à son rang, ou bien d’une réelle sincérité. Son attitude donne indiscutablement la réponse.

Une très grande Attention mêlée d’un profond Respect.

Dès l’entrée, Doshu marquait immédiatement un profond respect pour le Lieu. Il observait longuement, très longuement, chaque détail, du plus symbolique à celui qui pourrait paraître anodin.

Il semblait se laisser imbiber par l’atmosphère comme pour goûter toute la saveur du Lieu.

Il avançait « à petits pas » dans le Dojo, faisant penser à la pratique d’une « méditation debout » qui, pour la délégation de la FFAB et de l’ENA, nous invitait, par une respiration lente, à entrer dans un silence devenu complice.

Debout, immobile, au centre du Dojo, le regard particulièrement attentionné, Moriteru Ueshiba laissait émerger, plus que de l’Attention, plus que du Respect, une Interrogation.

De la Bienveillance pour Jean-Paul AVY et Jean-Yves LE VOURCH

La visite du Dojo stricto sensu aurait-elle pu suffire ? Ce serait sans compter sur l’intérêt porté au Lieu dans son ensemble. Dans la salle Jean-Paul Avy, Doshu est resté un très long moment à observer la photo de nos deux amis qui ont rejoint l’autre rive ; Madame Tamura donnait en japonais quelques précisions sur ces deux fidèles de Senseï. Très concentré, Doshu semblait très bien se souvenir que Jean-Yves fut le premier de la FFAB à recevoir de sa part le titre de Shihan, et Jean-Paul le grade de 7e Dan Aïkikaï.

Attention et Respect là encore, auxquels s’ajoute une bienveillance qui tisse un lien entre le visible et l’invisible.

Un moment de Respiration pour lui-même.

Il semble, au vu de ce qui se dégageait de la personne du Doshu, qu’il vivait silencieusement une relation profonde, intime, au fond de lui-même. Le temps paraissait suspendu. Bien sûr, le respect dû à son rang invite à ne pas s’immiscer dans son ressenti propre. Cela étant, le timing était très serré. Mais le Doshu s’est «  posé » au Dojo Shumeikan beaucoup plus longtemps que prévu, de telle sorte que nos dirigeants FFAB et ENA ont dû s’adapter et modifier le programme…

 « Subarashi Shumeikan ».

Avant de quitter le Dojo, Doshu a laissé sa marque dans le livre d’Or. D’une écriture digne d’un grand calligraphe, un mot est lâché de son pinceau : «Subarashi Shumeikan », qui se traduit par « Magnifique Shumeikan». « Magnifique » dans le sens d’excellent, extraordinaire, merveilleux, superbe.

De quoi nous interpeler à notre tour…

Pour l’ENA, Jacques Bonemaison

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